dimanche 22 février 2009

A mes enfants petits-enfants et à mon petit âne gris....

Enfant je rêvais à d'autres horizons et craignais par dessus tout , un destin déjà écrit....
Par instinct, je savais que je quitterais ce pays exotique.
Le temps de l'enfance et de l'adolescence fut heureux mais j'ai toujours rendu grâce aux évenements politiques qui me détournèrent d'un futur déjà écrit dont je pressentais les ronronantes habitudes, les choses établies, les règles dictées par des générations qui n'avaient pas vu que le monde avait changé.
Je souhaitais voir d'autres horizons, échapper à la puissante emprise familiale à ses codes...
Je me sentais à l'étroit au royaume de Didon.
Je conserve à Carthage un amour sans partage.
Les Pères Blancs de Saint Joseph de Thibar dont le vignoble s'étendait de Salambô à Carthage avaient la conservation de la Basilique Saint Louis à l'emplacement même ou le Roi de France Louis IX avait rendu son âme à Dieu
le 8 août 1270, sur la colline de Byrsa( Carthage) lieu où s'élevait autrefois le Temple d'Esculape sous les murs de Tunis.
Le Pacha Hussein bey avait cédé le 5 aôut 1830 l'emplacement à sa majesté le Roi de France Philippe Ier
Ce don fut fait et signé par Hussein en ces termes:
"Louange à Dieu unique" auquel retournent toutes choses"
Nous cédons à perpétuité cet emplacement pour élever une chapelle en l'honneur du Saint Roi Louis IX à l'emplacement même où mourût ce Prince.
Cette Basilique grandiose gothique et bizantine , mélange de marabout et de chapelle royale de Dreux est depuis l'indépendance de la Tunisie n'est plus consacrée au culte chrétien mais sert de lieu de réunions internationales.....
Le temps de l'enfance dont nous venons tous, la douceur de cette enfance vécue , douce et indolente à l'ombre de Carthage est une part de ma vie...
La suite de cette vie se déroula à Cannes pendant 32 années puis à Paris depuis une vingtaine d'années.

Le Départ

Quelques mois encore, puis ce fut le départ définitif pour la France.
Nous étions en 1956.
Nous vîmes s'éloigner les côtes africaines comme tant de nos aïeuls les avaient vu approcher plus d'un siècle auparavant.
Au matin, Marseille la lumineuse nous apparut sous le regard bienveillant de la Bonne Mère.
Un autre vie nous attendait....
Je dois à la vérité que notre vie agréable n'était pas partagée par la population indigène.
La République alphabétisa, soigna( tuberculose, cholèra, diphtérie, thyphoïde,, tiphus y prospéraient)
La France remplit son rôle protecteur.
Les repentances stériles me choquent, les demandes de pardon m'étonnent.
Je me souviens des bonnes actions accomplies par l'occupant...

Ce jour-là le Vent de L'Histoire fut incertain.....

Nos séjours réguliers , répétés tous les étés en France n'empêchaient nullement ma Mère de toujours vouloir partir quelque part et nous entrainer dans ces désirs d'évasion.....
Cette année-là, bien que des évènements inquiétants commençaient à se manifester et à se répandre
en Afrique du Nord, ma mère décida de se rendre chez des cousins qui vivaient en Algérie depuis la conquête de la France en 1830 pour fêter Noël.
Ce département sous administration française ressemblait à la Provence....
La végétation y était verdoyante et la vie assez douce.
Ma mère voulait visiter " Le Tombeau de la Chrétienne " à Tizi-Ouzou et visiter ses nombreux cousins à Alger, une fois encore.
Des bruits de soulèvements de la population autochtone se faisaient entendre.
Mon père prit donc la direction de la frontière algéro-Tunisienne au volant de sa traction avant (8 places) avec femme et enfants et l'humeur à bord était joyeuse.
Nous étions pendant des vacances solaires de Noël, heureux et insouciants.
Sur la route à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne, nous aperçurent deux "arabas" (charettes de paysans) en travers de la route et une troisième, un peu plus loin qui fermait totalement le passage
et derrière laquelle se teniant cachés un groupe d'hommes, armés.
Nous fûmes contraints de nous arrêter et mon père laissa les hommes s'approcher de nous.
Ces paysans armés descendus d'une "wyllaya" (village) voisine contrôlaient la frontière, leurs visages méfiants et burinés étaient en partie cachés par des turbans enroulés autour de leurs têtes et leurs yeux semblaient féroces.
Nous étions tombés dans une embuscade;
Les hommes armés palabraient et leur ton était rude et sec.
Un vent glacial soufflait avec force âpre et piquant.
Je me souviens que le froid était glacial et que l'eau d'un petit "oued" qui coulait le long de la route était gelée.
Mon père avait baissé la vitre de sa portière et le vent s'engouffrait à l'intérieur de la voiture tandis que deux hommes en faisaient le tour, pendant que les autres encerclaient notre voiture, en scrutant l'intérieur.
Nous restâmes , arrêtés là de longues minutes qui nous semblèrent une éternité.
Le silence était lourd à l'intérieur de la voiture, aucun enfant ne parlait et ma mère avait compris que quelque chose de grave et d'inquiétant se passait.
Mon père était d'une paâleur mortelle ....
Les hommes palabrèrent un long moment, leurs fusils bien en vue.
Soudain, brutalement, ils levèrent et déplacèrent les "arabas" pour nous en laisser le passage, comprenant sans doute que nous étions une famille bien innocente.
notre destin aurait pu basculer ce jour-là.
Mon père fit demi-tour et nous ne retournâmes jamais en Algérie.
Nous sûmes que notre départ pour la france, n'était pas éloigné.
Le vent de l'Histoire en décidait ainsi.

Ma Mère

Ma mère Madeleine Blanche, petite -fille de cet aïeul Charles jean-Baptiste, venu en Tunisie, à Bizerte,
pour y exercer sa médecine en 1848 était , brune, pétillante, carracterielle et personnelle.
Dominatrice, elle régnait en maitresse femme sur sa maison, ses 5 enfants, son mari, sa vie.
Elle aimait ses enfants , les protégeait mais restait à distance d'eux.
Je pense qu'elle regrettait son activité professionnelle à la demande mon père.
Elle était crainte par tous les siens bien qu'elle ait usé toute sa vie de la séduction.
Séduire était pour elle un jeu qu'elle pratiquait avec habileté, aimant puis rejetant ce qu'elle avait aimé.
Moi, je lui tenais tête et ma résistance la mettait en colère.
Tous les Dimanches , dès les beaux jours, elle invitait, frères, soeurs, cousines, oncles et tantes, à déjeuner sous la tonnelle fleurie et en fer forgé fabriquée par mon père.
Les enfants étaient servis dans une vaisselle de tous les jours et les adultes avaient droit au service de Limoges, à la cristallerie Saint Louis et à l'argenterie Christofle.
Ma mère était intellectuellement brillante, possèdait un "Brevet Supèrieur" et nous le faisait savoir lorsque l'école nous ennuyaient.
Née un 5 août 1907 elle devait mourir à l'âge de 95 ans et survivre quarante années à son mari.
Son père Etienne BERTHAUD né le 15 mai 1880 à Bizerte de Charles J.B et de M.Caroline COSTA aimait beaucoup la culture orientale .
Il était, bien sur Catholique romain, avait appris l'arabe littéraire et le parlait d'une façon m'at-on raconté parfaite.
L'orientalisme était à la mode en ces temps-là , les récits de pierre LOTI, les conquêtes impériales de la France, le monde s'étendait et les Français venus de Métropole s'adaptaient à leurs nouveaux pays et en adoptaient quelques uns de leurs usages et coutumes.
Ce Grand-Père Etienne était joueur, perdait beaucoup d'argent et se préoccupait du nécessaire de sa femme et de ses quatre enfants (dont ma mère) que rarement.
Ce grand-père avait ses entrées à la Résidence Générale et était l'ami du Résident général.
Il mourut brutalement d'in infarctus à l'âge de 51 ans.
Ma grand-mère Hélène disparut 20 années plus tard en France où les bourrasques de l'Histoire l'avaient emportée.

Fin de la deuxième Guerre Mondiale

En 1946, je pris pour la première fois , l'avion, avec ma soeur ainée.
Nous étions invitées pour 3 longs mois de vacances d'été dans un petit village de Corse qui s'appelait "Pietra di Verde, proche de Bastia.
Mes parents me manquaient et j'étais terrorisée par le folklore corse.
Les bandits d'honneur, leurs croyances aux âmes en errance et autres fantaisies de cet ordre me firent me souvenir longtemps de la Corse.
J'y revins des années plus tard très souvent et je me mis à 'aimer ce pays.
Au retour de ce séjour, notre avion ( un bi-moteur), prit feu au dessus du Golfe de Bonifacio pour retourner sans trop de dommages à l'aéroport de Bastia-Poretta.
Sans trop de dommages dis-je car nous n'étions pas attachées et le virage à 180 degrés du pilote , sans annonce particulière nous avait projetées avec d'autres passagers , les uns sur les autres.
Nous dormîmes dans un hôtel luxueux "L' Ile de beauté" et mes parents nous retrouvèrent le lendemain .
Les communications étaient plus rares en ce temps-là et nos parents avaient reçu tardivement de nos nouvelles.
La guerre était finie, le stylo Bic avait remplacé nos porte-plumes, la télévision était dans les tuyaux, les jeans changeaient les silhouettes et le prêt à porter nous privait (enfin) des essayages de couturière.

lundi 9 février 2009

Les hobbies de mon père et mon petit âne gris

Mon père qui n'avait jamais oublié l'enseignement reçu "Aux arts et métiers" passait le plus clair du temps de ses loisirs, (quand il ne démontait pas les moteurs de sa voiture ou de sa moto) à faire des objets en fer forgé.
Protégé d'un tablier spécial et d'un masque en micca , devant sa forge qui ronflait , il fabriquait des tas d'objets décoratifs.
Pendant la guerre, il transformait des douilles d'obus en cuivre en objets divers.
Ma mère ne savait plus où mettre ces objets , souvent inutiles mais qu'elle conservait.
Sa plus belle réalisation était une tonnelle entièrement en fer forgé et sous laquelle nous déjeunions tous les jours du mois mars à la fin novembre.
Cette tonnelle était souvent fleurie de liserons mauves.
Au plus fort de la guerre, si la nourriture ne manqua jamais, les objets manufacturés venant de France manquèrent.
Mon père , jamais à bout d'idées, nous fabriqua des sandales dont les semelles étaient en liège et les lanières en cuir qu'il croisait à notre demande .Nous étions des filles et il tenait compte de nos choix.
Plus tard, je vis les mêmes sandales à Saint -Tropez , appelées les Tropéziennes.
J'en portais à nouveau avec nostalgie.
Nous ne manquâmes jamais de jouets pendant cette période de guerre, il fabriqua aussi nos jouets, petites commodes, dinettes, petits meubles dont les portes étaient munies de boutons miniatures à la taille de nos poupons en celluloïd.
Il était également passionné de photographie.
Il avait de nombreux appareils "Zeskon Kodak Reflex.
Il développait lui même ses photos dans son propre laboratoire.
Une lumière rouge nous indiquait que notre père y était et nous en interdisait l'entrée.Il flottait une odeur chimique due au révélateur qui servaient au bain des photos, ensuite suspendues à des fils pour sécher.
Il photographiait tout, ses cinq enfants , sa maison, les autres.....le pritemps, l'automne, l'hiver, la mer, son bateau....
Il nous avait construit un portique , installé dans un des trois jardins, celui des fleurs et de la tonnelle.
Un jour que je me balançais au plus haut,( j'avais quatre ans) je décidais soudain que j'étais un oiseau et de m'envoler.
Je me jetais dans le vide et me retrouvais à terre sur un sol couvert de graviers...Je n'étais plus qu'une écorchure ....mais je n'avais rien de grave....
Les hobbies de mon père étaient partout présents , Il avait installé partout dans la maison des hauts-parleurs pour nous permettre d'écouter de la musique.
Dans le deuxième jardin, il y avait des allées pour faire de la bicyclette , des palmiers et un enclos pour mon petit âne gris.
Ce petit âne gris restera à jamais dans ma mémoire.
Il était arrivé, comme cela, un beau matin dans le jardin, échappé d'on ne sait où.
Ma mère refusait de le garder.
J'avais 9 ans et j'eus une crise larmes.
Je m'accrochais au cou du petit âne et menaçait ma mère de disparaitre avec lui, si elle s'en séparait.
Ma mère criait plus fort, disant qu'elle ne voulait pas dans sa maison d' un bourricot" tout maigre et sans doute malade dans sa maison.
Je criais encore plus fort , me roulais à terre de désespoir et mes pleurs finirent par avoir raison d'elle.
Je gagnais le droit de le garder et d'en avoir la seule responsabilité.
Mon âne fut très heureux et je ne laissais personne l'approcher.
Il mourut quelque temps avant notre départ de Tunisie, environ, sept années plus tard.
J'en eus un immense chagrin.

dimanche 8 février 2009

Mon père et la DCA

La DCA rendait le ciel flamboyant au dessus de notre maison qui se trouvait entre le port et l'aéroport.
Quelques souvenirs sont restés dans ma mémoire.
En Avril 1943 , les raids aériens s'intensifièrent dans le ciel tunisien et durant la campagne de Tunisie.
Les bombardements alliés étaient intensifs.
Il y eut plusieurs raids américains au dessus des ports de Tunis et de Bizerte.
Mon père passait une partie de ses nuits (au désespoir de ma mère) sur la terrasse ou le toit de notre maison pour contempler le ciel illuminé par les tirs de DCA. (Défense contre les avions)
Les balles traçantes, les bombes faisaient du ciel un gigantesque feu d'artifice.
Mon père avait creusé dans le jardin une vaste tranchée pour nous mettre à l'abri d'éventuels bombardements.
Des sirènes stridentes nous annonçaient le début des bombardements et la population pouvait se réfugier dans les caves , les abris ou les tranchées.
Mais ma mère décida d'abandonner la tranchée, et nous réunit dans une seule chambre pour que nous mourrions tous ensemble si cela devait se produire....
Nous les enfants, on trouvait tout cela très amusant, inconscients du danger.....
Nous pensions participer à un jeu...
Les vitres de la maison étaient toutes teintées en bleu pour que la lumière soit invisible au regard de l'aviation.
Les Stuka, les forteresses volantes américaines, tout contribuait à transformer l'espace aérien en un immense ciél incendié.
Amédée Passemard, le plus jeune pilote de chasse de france participa à la libération de Tunis.
Je me souviens également de quelques militaires anglais, commandés par un officier qui voulait ocupper notre maison; s'y installer avec ses hommes , réduisant notre propre occpation à une seule chambre.
Ma mère refusa....
Ce jour-là nous ne fummes pas loin de penser que notre mère était un héroïne...
Elle avait vaincu l'anglais en quelque sorte, pris sa revanche sur la guerre de cent ans......!!!!!!!

Notre vie quotidienne durant la guerre

J'avais deux ans à la déclaration de guerre et sept lorsque cette conflagration mondiale prit fin.
Nous traversames cette période sans dommages majeurs.
Mon père Marceau Louis BEAUDOUIN fut envoyé à Bizerte dès 1939 .
Il rejoint ce port militaire français où se trouvait l'amirauté pour rejoindre la Marine, au grade de sous-Lieutenant.
Il y séjourna 9 mois , puis fut libéré en raison d'une troisième naissance annoncée.
L'Etat français réquisitionnait les voitures et la Citroën , onze familiale à cette époque de mon père, achetée trés récemment fut elle aussi réquisitionnée .
Mon père en fut affecté, il aimait passionnément la mécanique (un héritage sans doute) et sa formation d'ingénieur des Arts et Métiers.
Je l'ai toujours vu, dès mon jeune âge à moto ou le nez dans le moteur de sa voiture ou en train de démonter sa moto.
Mon fils qui n' a jamais connu son grand père , par une espèce de transmission mystérieuse est atteint des mêmes hobbies.
La réquisition de sa voiture fut don pour mon père un vrai chagrin.
Le frère de mon père Gustave Pierre fit toute la guerre, sa famille fut sans nouvelles de lui pendant plus de six mois, période durant laquelle, il était déclaré disparu.
Ingénieur des Arts et métiers lui aussi, il enseigna les mathématiques, dirigea un très grand lycée.
Il fut décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, et des palmes académiques en tant qu'enseignant .
Mon père en dehors de ses fonctions dans la gestion de l'assainissement des eaux du territoire tunisien avait des fonctions à la résidence générale.

samedi 7 février 2009

En remontant le temps. L'expatiation de mes arrières grands parents en Argentine

Les circonstances économiques qui poussaient beaucoup de Français à quitter leur terre étaient souvent douloureuses en ce dix-neuvième siècle.
L'empire colonial s'étendait sans cesse....Mes arières grands parents et grands parents BEAUDOUINquittèrent leur Bretagne ou leur Normandie natale vers le continent américain.
Leurs documents d'état civil mentionne Santa-Fé.
Ils s'apellaient Théophile et Jules, avaient 20 ans et le service militaire accompli, à Rouen, ils partaient tenter leur chance , chacun à son tour.
Théophile Jules BEAUDOUIN né le 5 août 1843 à Saint Paul le Gauthier, fils de jean et Julie Mercier fut appelé à combattre dans l'armée du Rhin qui opposa 265.000 Français à 800.000 Prussiens.
La défaite française fut terrible , fit 140.000 morts , militaires et civils, prépara la revanche française de 1914, l'insurrection de la commune suivit de peu....
Mon arrière grand-père décida de s'expatrier après ce désastre militaire en Argentine et revint quelques années plus tard.
Il y vécut une quinzaine d'années.
A son tour, son petit- fils Jules Gustave BEAUDOUIN né le 16 février 1870 , comme d'autres Français pour échapper à la misère économique de son pays partit s'installer à santa-fé, et revint lui aussi quelques années plus tard dans son pays natal.
ses nombreux tours du monde en qualité de marin et sa connaissance parfaite de la mécanique marine lui permirent de gagner correctement sa vie.
Il appartenait comme ses aiëux aux gens de la mer.
Mais toujours curieux d'autres horizons, il débarqua , un jour sur les côtes africaines , y rencontra marie Anne Jeanne HELLGOUARCH.....l'épousa......

Sa mémoire se mit à bégayer.....

Mon oncle, Gustave -Pierre frère de mon père fut porté disparu en 43 durant six mois.
Célibataire sans enfants il fit la campagne "Rhin et Danube".
Cette absence fut terrible pour ma grand-mère qui le pensait mort au combat.
Elle ne se nourrit plus, déclina peu à peu et sa mémoire se perdit dans les méandres de ses souvenirs.
Elle vécut encore une dizaine d'années, vit revenir son fils , sans en vivre la réalité.
Sa mémoire s'était disloquée.
Elle avait aimé ses fils passionnément, leur avait permis de prendre l'ascenseur social en les éduquant et en les instruisant.
Elle m'avait appris à apprivoiser, un moineau qui venait sur mon épaule ( j'en ai gardé la photo)
Le moineau était sa façon à elle de communiquer avec moi.
Son regard s'était vidé de sa vie mais elle ressentait encore l'affection que j'avais pour elle.Elle mourut en terre étrangère, sans avoir revu sa terre natale.
Elle n'en avait pas eu le temps. sa vie s'était déroulée sans qu'elle ait pu la contrôler.
La mort de son mari, son dernier fils déclaré disparu, ses maigres revenus, son attachement à sa Bretagne natale, son éloignement de sa famille de France.
C'était là son destin.
Ma mère ne l'aimait pas et après guerre lors de nos réguliers voyages en France, mes parents auraient pu la convier à en partager l'un d'entr'eux , mais l'inimitié qui existait entre ces deux femmes en rendit l'éventualité impossible.
Mon père ne disait rien, il n'aimait pas les querelles et souhaitait la paix.
Je venais d'avoir 15 ans lorsqu'elle mourut

Mon Père et son histoire

mon père Marceau-louis BEAUDOUIN, première génération née en tunisie et son frère Gustave-pierre , gardaient de leurs parents venus de Bretagne (Finistère sud) quelque chose d'indéfinissable, qui ne ressemblait pas aux générations françaises installées en Tunisie au moment de la conquête de l'Empire français, depuis un siècle.
Il y avait en eux quelque chose qui ressemblait à de la retenue et de la hauteur.
Ils étaient blonds , aux yeux bleus, beaux et sages me racontait ma grand-mère paternelle , leur mère.
Cette grand-mère Marie Anne Jeanne HELL'GOUARCH-PENNVERN avait vu le jour Saint Anne d'Auray (Morbihan) Finistère, ce qui veut dire la fin des terres le 4 septembre 1880.
Elle possédait un certificat d'études et veillait à l'éducation des enfants d'un notaire breton, devenu veuf.
Nommé en Tunisie, comme officier ministériel par l'Empire qui recrutait pur encadrer ses nouveaux territoires, Marie Anne Jeanne le suivit.Elle parlait français et breton.
Arrivée en terre africaine, elle occupa son temps à l'éducation des enfants , à préparer les repas, ne s'habitua jamais à la cuisine méditerranéenne, qu'elle dédaigna.
Le notaire la demanda en mariage, elle refusa.
Elle avait moins de vingt ans et le notaire vingt de plus....
Èlle rencontra mon grand-père un peu plus tard, Jules-Gustave l'épousa et ils eurent deux fils.Mon père et son frère.
cette grand-mère m'inspirait del'affection mêlée de crainte....
Elle était distante , ses cheveux blancs avaient encore des mèches blondes, noués autour sa tête en tresses .
Elle portait une robe grise, bordée d'un petit col blanc en piqué de coton, ajustée à son corps menu et était naturellement élégante.
lorsqu'elle sortait, elle mettait un joli petit chapeau rond, orné d'un bouquet de violettes.
Je ne lui connus que ces vêtements et un long manteau gris foncé, fumée de londres" .
Ce manteau cintré mettait en valeur sa taille fine.
Elle avait un petit sac en cuir noir dans lequel se trouvait un mouchoir en dentelles qu'elle avait fait elle même.
Elle était très mince et avait conservé sa robe de mariée dont elle dit longtemps qu'elle pourrait la porter car son tour de taille n'avait pas changé, ainsi qu'une petite coiffe de fleurs d'oranger en organdi qu'elle portait le jour de ses noces.
ces témoignages de sa vie furent retrouvés bien rangés dans du papier de soie à sa disparition.

J'ai détesté l'école

mais j'aimais beaucoup l'Histoire de France, le latin, l'histoire antique, à partir de la sixième le latin ma passionna.
Le calcul, les maths me laissèrent perplexe.
la géographie ne m'interessa que plus tard lorsque je visitais des pays en "vrai".
Dans la chapelle de notre institution, se trouvait une chapelle où la Verge était représentée dans ses plus beaux atours, couleur bleu marial.Son visage et les anges qui l'entouraient étaient séraphiques....
Des fleurs blanches et roses étaient déposes dans des vases "bleu de sèvres"
il régnait une atmoshère céleste dans cette chapelle.
J'étais en extase. Les religieuses me croyaient pieuse, moi, je trouvais ce lieu beau....un peu comme une scène de théâtre.
Cette éducation venue du dix-neuvième siècle me révolta .
nous avions l'obligation de porter un uniforme qui se composait d'une jupe plissée bleu marine et d'un tabler bleu clair.
Le dimanche pour aller à la messe, nous avions droit au manteau gris clair forme redingote et col de velours noir et babbies en vernis noir.
nous pouvions également porter nos médailles de baptême.
Comme j'étais la seconde en rang de la fratrie, j'héritais régulièrement des vêtements de ma soeur aînée .
Je détestais cela.
Cette première moitié di vingtième siècle vivait encore sous les codes du dix-neuvième étaient trop souvent ignorés dans leurs goûts et leur personnalité.
Ma mère que tous complimentaient sur la beauté de ses enfants décidait de tout.
Elle n'avait pas lu freud et Françoise Dolto n'avait pas terminé ses études de médecine.
L'enfant n'était pas encore reconnu en tant que personne à part entière.
Mais si notre éducation était sévère, nous demeurions des enfants favorisés.
mon père ne semblait pas avoir de préocupation d'ordre éducatif et n'intervenait jamais.
Il restait un père assez compréhensif, voire indulgent.
Il était souvent dans ses étoiles , entre Persée et cassiopée (il scrutait souvent le ciel à l'aide d'une longue vue)
Passionné par ses hobbies , la mécanique de sa voiture, de ses motos, la fabrication d'objets en fer forgé , de sa soudure auto-gène, de ses appareils photos, de son bricolage et de son jardin.
Il avait obtenu à la faculté d'Aix en provence son diplome d'ingénieur des Arts et Métiers ainsi que son frère.

Mon premier contact

avec l'école.
J'avais quatre ans et fut accueilli au jardin d'enfants par la délicieuse Soeur Chantal des soeurs d'Emilie de Vialar....missionnaires de l'Apparition.
D'autres congrégations religieuses était très présentes , les Pères blancs, les soeurs de Saint Vincent de Paul qui portaient encore leur fameuse "Kissnot"appellées aussi Filles de la charité.
Soeur chantal consolait nos petits chagrins d'enfant mais nous récompensait aussi lorsqu'elle épinglait sur nos poitrines " la croix d'Honneur", les bons points ou des images célestes.
je la recevais toujours avec beaucoup de fierté, de joie et l'importance qu'elle me conférait.
Je ne le savais pas, j'aimais les honneurs.....
je dormais avec cette croix et ne la quittais qu'avec désespoir lorsqu'elle était remise à une aure enfant.
Je restais dans cette Institution jusqu'en seconde.

Un peu d'Histoire

et de géopolitique.
Les Phéniciens, les Grecs, les Romains , les Vandales, les Arabes ocuppèrent chacun à leur tour cette part d'Afrique.
Des juifs de Toscane, des Gênois, des Pisans des livournais , d'autres d'origine andalouse proscrits par les rois catholiques Ferdinand et Isabelle de Castille se réfugièrent dans l' Empire Ottoman dont faisait partie la Tunisie dès le dix-huitième siècle.
Le Mezzogiorno et les guerres d'unification italienne poussèrent hors de chez eux , Sardes, calabrais, et Siciliens qui fuyaient les crises économiques.
La côte africaine de Tunisie ,par l'ile de Pantelleria , était très proche et ces populations y trouvèrent refuge.
L'Ile de malte représentait également une part importande de la population européene qui peuplait la tunisie.
dès le Onzième siècle, l'organisation militaire et humanitaire de l'ordre Hospitalier des Chevaliers de Saint Jean
de Jérusalem, chevaliers de Malte et de Rhodes, fut créé par des Latins venus d'Amalfi (italie).
Cette organisation protégeait la foi, secourait les indigents, les malades, oeuvraient pour la paix et le bien dans le monde .
Cet ordre de chevaliers de Jérusalem était le rempart de l'occident chrétien durant les croisades.
A partir de la Renaissance, les chevaliers de l'ordre de Malte développèrent un savoir médical exeptionnel et envié dans le Monde.
Les Maltais, des siècles plus tard, exilés en tunisie, se définirent comme des anglo-Maltais après leur rattachement au Royaume-Uni.

Nous revinrent

en Tunisie après cette aventure lybienne et ma mère décida de continuer à nous faire visiter le sud du pays dans lequel nous vivions
Nous étions en 1947, et mon père la suivait sans protester, heureux sans doute de faire plaisir à ma mère.
Sans doute aurait-il préféré ses loisirs à ces expéditions périlleuses mais nos vacances scolaires, celles de Noël, de Pâques et du printemps étaient toujours régies par ces déplacements.
Nous connûmes ainsi Kairouan et ses tapis de laine, ou de soie, Tabarka proche de la côte ouest de la côte algérienne , petit port de pêche charmant , dominé par un fort gênois et qui avait été ocuppé par les Phéniciens les Romains et les Turcs;
La verdoyante vallée de la Medjerda n'avait pas de secrets pour nous, nous y avions des amis François et Claire BLANC qui y possédaient une propriété.
Les premiers "colons" venus de France ou d'Italie avaient fait propérer en plus d'un siècle ces terres riches en y cultivant, céréales, vignobles, oliveraies, orangers et tant d'autres arbres fruitiers.
Ils possédaient un harras et nous pouvions monter quelques vieux chevaux .
L'été, nos loisirs étaient essentiellement consacrés à la plage en fin d'après-midi car la chaleur pouvait atteindre 45 degrés et l'air était irrespirable.
Nous étions contraints de faire la sieste pendant trois heures.
Je détestais ce temps de repos obligatoire, le faisais savoir et me faisais punir.
Nous partions en France la deuxième semaine d'août jusqu' à la fin de la première semaine d'octobre.

En ces temps d'avant nos vacances en France

J'avais 9 ans lors de mon premier séjour en Corse ,quelques mois après la fin de la deuxième guerre mondiale.
C'était l'été 1946 , puis suivirent à chaque nouvelles vacances, la France.
La Haute Savoie, l'Alsace, la Suisse, le jura , la Bretagne étaient les destinations favorites de nos parents.
Mon père qui adorait conduire ses tractions avant "Citroën" la quinze familiale 6/8 places.
Il fallait bien une grande voiture , nous étions cinq enfants.....
Je me rends compte que la vie de mes parents était douce car ils avaient beaucoup de temps libre.
Ils étaient intrépides, nous firent connaitre la Lybie appelée la Tripolitaine , l'Algèrie , et étaient toujours prêts à nous faire visiter une nouvelle partie du pays où nous habitions.
Arrivés en Lybie , à Tripoli, nous furent accueillis par une chaleur torride et un vent brulant insoutenable
je garde le souvenir d'un pays de désert, immobile , silencieux presque mortel où seuls le vent et le sable étaient en mouvement.
Mes parents décidèrent de ne pas s'aventurer plus loin.
je me demande encore aujourd'hui comment ils pouvaient s'aventurer dans des pays aussi hostiles avec cinq jeunes enfants.

vendredi 6 février 2009

Dans la moiteur des soirs d'été

nous allions , avec nos parents déguster "un poisson complet" composé d'une dorade grillée , accompagnée de tomates, de poivrons et d'oeuf frit avant d'aller savourer des glaces délicieuses à la Tour blanche"
Le café des nattes à Sidi Bou Saïd n'avait pas de secret pour nous.
Le "Dar Zaruk "ancien palais restauré qui domine la mer éclatante de soleil, laissait entrevoir à travers ses fenêtres à "Jalousie" l'Horizon où se confondait ciel et mer.
Nous allions y savourer "un thé à la menthe" et des gâteaux arabes , seulement, en récompense de notre sagesse d'enfants....

Avec la fin de l'Empire Romain, l'occident chrétien dut affronter les assauts de l'islam.....

Au milieu de VII ème siècle de notre ére, l'Occident chrétien et l' Empire byzantin durent affronter les assauts des successeurs de Mahomet et en dépit des divisions des kalifats, les musulmans faisaient peser une menace permanente sur le Monde Méditerrannéen.
La "Dhimma" contraignait les populations qui relevaient d'une religion du "Livre" à se soumettre ou à se convertir à l'Islam.
La méditerrannée antique appartient à l'Europe chrétienne.
Carthage, Athènes et Rome construisirent notre civilisation et notre édifice intellectuel.
Nous devons tout, au monde Antique, de Platon à Votaire.
C'est en Méditerrannée que naquirent les trois religions monothéistes.
Moïse naquit en Egypte -Judaïsme-
Christos naquit Qui veut dire (oint par le seigneur )à Bethléèm en Judée.
Six siècles plus tard Mahomet et l'Islam.
La Mer MEDITERRANNEE;
Un mythe, un monde, une ligne de fracture.
Son ouverture sur l'océan atlantique par le détroit de Gibraltar , à peine large de 14 kms entre Europe, Afrique et Asie en fait presque un "lac" salé.
Elle doit son nom, au fait qu'elle est une mer au milieu des terres " MARE MEDI TERRA "
Au cours de l'antiquité, les échanges commerciaux , culturels et maritimes entre la mésopotamie, l'Egypte des Pharaons, les Perses, les Sémites, les Grecs, les carthaginois et les Romains au travers de cette Méditerrannée furent à l'origine du développement de la culture occidentale.
Les Romains l'appelaient "Mare nostrum, les Egyptiens "Grand-Vert ou la Mer du Milieu ou la Mer blanche.
une ligne de fracture la divise en deux parts.
Elle oppose un nord baptisé "Arc latin et un Sud.
La culture grcque , classique , celle de Péricles, d'Aristote , de platon, les épopées de l'illiade et de l'Odyssée furent écrites au neuvième siècle avant christ;
Cette immense culture influença Rome et le grec devint la langue du savoir.
l'Antiquité, puis l'ère chrétienne furent le berceau de grandes civilisations, la pax Romana marqua durablement les esprits et au delà de l'Empire romain se maintint en Occident.
Elle transmit à travers la culture, la tradition du droit écrit, les agoras, les forums.
Socrate et Platon reconnus depuis toujours comme les premiers et plus grands philosophes y enseignèrent leur art.
la philosophie, les arts, la musique, la danse la reconnaissance des droits de l'humain , le siècle des lumières nous ont été données en héritage par ce monde antique, berceau de la civilisation occidentale.
l'architecture gréco romaine , les bâtisseurs de l'art roman, de l'art gothique nous viennent du monde méditerranéen.
Carthage nom magique....
C'était une immersion en temps réel de l'Histoire de ce lieu dont tant de décennies plus tard, je ne me suis pas défaite.
Mon imagination romantique ne cessait de galoper, imaginant en ces lieux ,destructions et succession d' Hommes courageux ou sanguinaires dont l'esprit hantait encore ces lieux historiques.
Après les guerres puniques Carthage fut le joyau de l'Afrique romaine puis, conquise par les arabes elle déclinat et disparut.
Cette part d'Afrique fut celle que je connus le mieux .
Souvent retournée en "touriste" le déchirement de ne pas retrouver mes racines enfantines rendirent ces séjours difficiles à ma mémoire.
Souvent, je m'interrogeais , enfant ,des raisons qui avaient poussé, mon aïeul Charles Jean-Baptiste BERTHAUD à initier le début de l'histoire familiale en cette terre, en l'année 1848.
Ses études de médecine terminées à Vienne (france) il s'expatria , exerça sa médecine à Bizerte, port militaire français, devint le maire de la Ville, et porta la charge de consul de Monaco et du Danemark.
Il fonda une famille en épousant une ravissante génoise Marie-caroline COSTA eut quatre enfants dont un qui se prénommait Etienne, devint à son tour le père de ma mère Madeleine.
Il mourut à Bizerte, ancrant sa descendance dans cette terre africaine, cependant que l'Empire français ne cessait de s'étendre.

jeudi 5 février 2009

Nous jouions à chercher des petits restes de poteries , dans les termes de l' Empereur Antonin, des débris de petites lampes à huile et des morceaux de porphyre.
Ces vestiges dataient de l'époque gallo romaine et servaient à éclairer les habitations, les échoppes et à demeurer brûlant auprès d'un défunt pour lui rappeler sa vie passée ou encore.... à la divination...
Mon enfance a baigné dans le monde antique.
Nous jouions à nous cacher entre les restes de colonnes à feuilles d'acanthe et les chapiteaux décapités des temples détruits.
Nous explorions quelques ruines de villas romaines et mon imagination se remplissait de la mémoire de ces lieux.
Ma fratrie et moi avons grandi au coeur de cette cité mythique, sept fois détruite.
Carthage est inscrite au patrimoine culturel de l'Unesco depuis 1972 et au patrimoine mondial depuis 1979.
Celui qui visiterait Carthage y découvrirait tous les jours une nouvelle merveille a dit le poète , la fontaine aux mille amphores, le théâtre romain la basilique Saint Cyprien.......
Enfin, ce qu'il en reste.....

mercredi 4 février 2009

Le Dieu Baal lui donna une peau de boeuf pour délimiter son territoire.
Didon découpa la peau de bête en lanières minuscules et les mettant bout à bout détermina le pourtour de Carthage.
En ce tempslà Carthage avait reçu en héritage d'Alexandre le grand sa culture hélléniste.
Rome lui vouait une haine absolue.
La ville antique située au fon du golfe de Tunis sur une prequ'île était entourée de collines et la plus haute dont le nom était Byrsa dominait la nécropole.
Vers Sdi Bou Saïd et la Marsa était la banlieue de Mégara.
Chapitre 1-

Mes souvenirs d'enfance en Tunisie commencent en ces temps là.
Nous venons tous de notre enfance ai-je l'habitude de dire....
Je suis née à Carthage le 15 avril 1937, sous le signe du bélier, troisième décan, ascendant scorpion. ( pour les amateurs d'astrologie dont je ne suis pas)....seconde en rang d'une fratrie de cinq enfants.
Je connus donc dès l'enfance l'histoire de Carthage ( histoire imprécise pour une enfant de mon âge) et je n'en avais retenu que l'histoire merveilleuse de la Reine Didon, soeur de Pygmalion.
Chassée de Tyr, la reine légendaire arrivant sur les côtes d'Afrique, demanda au Dieu Baal de lui accorder l'hospitalité.
Celui qui visiterait Carthage tous les jours y découvrirait, tous les jours, une nouvelle merveille.
C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.
Souvenirs de mon enfance au pays de Didon.
CARTHAGE....
J'ai en moi profondément ancrée l'histoire du monde Antique autour du monde Méditérranéen , celui d'Athènes, de Carthage et de Rome.
Je n'ai jamais pu séparer mon enfance de ce monde ancien qui nous fut transmis et qui construisit l'occident.
Carthago delenda est .....avait dit Scipion l'Africain au sénat, vouant à Carthage une haine inextinguible.
Le Général carthaginois Hannibal et les mercenaires venus de Gaule furent vaincus à la bataille de Zama en 202 avant J.C.
Rome était venue à bout de carthage.