dimanche 8 février 2009

Notre vie quotidienne durant la guerre

J'avais deux ans à la déclaration de guerre et sept lorsque cette conflagration mondiale prit fin.
Nous traversames cette période sans dommages majeurs.
Mon père Marceau Louis BEAUDOUIN fut envoyé à Bizerte dès 1939 .
Il rejoint ce port militaire français où se trouvait l'amirauté pour rejoindre la Marine, au grade de sous-Lieutenant.
Il y séjourna 9 mois , puis fut libéré en raison d'une troisième naissance annoncée.
L'Etat français réquisitionnait les voitures et la Citroën , onze familiale à cette époque de mon père, achetée trés récemment fut elle aussi réquisitionnée .
Mon père en fut affecté, il aimait passionnément la mécanique (un héritage sans doute) et sa formation d'ingénieur des Arts et Métiers.
Je l'ai toujours vu, dès mon jeune âge à moto ou le nez dans le moteur de sa voiture ou en train de démonter sa moto.
Mon fils qui n' a jamais connu son grand père , par une espèce de transmission mystérieuse est atteint des mêmes hobbies.
La réquisition de sa voiture fut don pour mon père un vrai chagrin.
Le frère de mon père Gustave Pierre fit toute la guerre, sa famille fut sans nouvelles de lui pendant plus de six mois, période durant laquelle, il était déclaré disparu.
Ingénieur des Arts et métiers lui aussi, il enseigna les mathématiques, dirigea un très grand lycée.
Il fut décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, et des palmes académiques en tant qu'enseignant .
Mon père en dehors de ses fonctions dans la gestion de l'assainissement des eaux du territoire tunisien avait des fonctions à la résidence générale.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire