samedi 7 février 2009

Mon Père et son histoire

mon père Marceau-louis BEAUDOUIN, première génération née en tunisie et son frère Gustave-pierre , gardaient de leurs parents venus de Bretagne (Finistère sud) quelque chose d'indéfinissable, qui ne ressemblait pas aux générations françaises installées en Tunisie au moment de la conquête de l'Empire français, depuis un siècle.
Il y avait en eux quelque chose qui ressemblait à de la retenue et de la hauteur.
Ils étaient blonds , aux yeux bleus, beaux et sages me racontait ma grand-mère paternelle , leur mère.
Cette grand-mère Marie Anne Jeanne HELL'GOUARCH-PENNVERN avait vu le jour Saint Anne d'Auray (Morbihan) Finistère, ce qui veut dire la fin des terres le 4 septembre 1880.
Elle possédait un certificat d'études et veillait à l'éducation des enfants d'un notaire breton, devenu veuf.
Nommé en Tunisie, comme officier ministériel par l'Empire qui recrutait pur encadrer ses nouveaux territoires, Marie Anne Jeanne le suivit.Elle parlait français et breton.
Arrivée en terre africaine, elle occupa son temps à l'éducation des enfants , à préparer les repas, ne s'habitua jamais à la cuisine méditerranéenne, qu'elle dédaigna.
Le notaire la demanda en mariage, elle refusa.
Elle avait moins de vingt ans et le notaire vingt de plus....
Èlle rencontra mon grand-père un peu plus tard, Jules-Gustave l'épousa et ils eurent deux fils.Mon père et son frère.
cette grand-mère m'inspirait del'affection mêlée de crainte....
Elle était distante , ses cheveux blancs avaient encore des mèches blondes, noués autour sa tête en tresses .
Elle portait une robe grise, bordée d'un petit col blanc en piqué de coton, ajustée à son corps menu et était naturellement élégante.
lorsqu'elle sortait, elle mettait un joli petit chapeau rond, orné d'un bouquet de violettes.
Je ne lui connus que ces vêtements et un long manteau gris foncé, fumée de londres" .
Ce manteau cintré mettait en valeur sa taille fine.
Elle avait un petit sac en cuir noir dans lequel se trouvait un mouchoir en dentelles qu'elle avait fait elle même.
Elle était très mince et avait conservé sa robe de mariée dont elle dit longtemps qu'elle pourrait la porter car son tour de taille n'avait pas changé, ainsi qu'une petite coiffe de fleurs d'oranger en organdi qu'elle portait le jour de ses noces.
ces témoignages de sa vie furent retrouvés bien rangés dans du papier de soie à sa disparition.

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